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 Une vielle porte [Libre]

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Feulh Tryg
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MessageSujet: Une vielle porte [Libre]   Mer 12 Déc 2007 - 17:36

Legendel, la ville libre. Ce dernier mot résonnait étrangement aux oreilles de la reine du Lotis. Lire, c’était un principe auquel elle aspirait, une idée qu’elle aimait et qu’elle respectait particulièrement. Mais dans son cas, elle avait l’impression que la liberté était une chose inaccessible, qu’elle n’obtiendrait jamais. Certes, vous pourriez dire qu’elle était la reine qu’elle avait tous les droits et pouvait faire ce qu’elle souhaitait ou voulait. Mais la réalité était très différente. Feulh avait plusieurs obligations et devoir envers son peuple qui l’empêchait de pouvoir prendre cet adjectif si cher à ces yeux et se dire être une dragonne libre. Non elle ne l’était pas, elle ne pouvait pas quand elle le souhaitait, prendre son envol et voler des heures et des heures au dessus des montagnes et des plaines.
C’est dans cet état d’esprit, en regrettant cette liberté a laquelle elle aspirait tant que Feulh entra dans la ville libre. Elle portait comme a son habitude un pantalon moulant noir et des bottines en cuir a ses pieds. Son pull de couleur sombre la protégeait du froid et un foulard de couleur foncée lui aussi était remontée jusqu'à son nez pour cacher les écailles qui persistait a rester sur son coup lors de sa transformation humaine. Feulh portait un long manteau ou plutôt une pèlerine noire de voyage qui a ce que l’on pouvait voir avait servi durant des scylls et des scylls. Le bas en était usé et une longue déchirure avait été faite sur le côté gauche. Mais Feulh s’en fichait, elle n’avait pas envie de jeter ce manteau qui avait auparavant appartenu à son père. Aujourd’hui seul ses cheveux d’un roux flamboyant qui lui tombaient sur les épaules contrastaient avec la couleur sombre de ses vêtements.

Feulh avait parcourut la ville, se faufilant a travers les quelques badauds qui se trouvaient la. La ville était plutôt calme, sûrement depuis la nouvelle de la chute du Lotis et du Numau par une déesse au pouvoirs immenses, la population avait peur et tous se cachaient chez eux, de peur de se faire attaqué par des démons. Et pourtant on était sensé être dans la ville libre, la vile ou la paix régnait, Feulh se souvenait, Saëma, Combh et elle avait juré sur la fontaine qu’ici serait un lieu ou aucune différence de clan ne serait faite.
C’était ce calme et cette peur des gens qui mettaient mal a l’aise la jeune reine alors qu’elle marchait dans les couloirs du château. Ceux-ci d’ailleurs aussi étaient vides et ses pas résonnaient autour d’elle. Si quelqu’un d’autre se trouvait dans ce labyrinthe de couloirs, il aurait sûrement entendu Feulh arriver depuis des lustres. Feulh ne savait pas exactement où elle se rendait, en attendant elle marchait dans les couloirs. Si elle était prêt de a sortie, elle l’ignorait, si elle se dirigeait plutôt vers le fond du palais, elle ne le savait pas non plus, elle marchait et c’était tout. Feulh s’arrêta enfin et se dirigea vers une vielle porte en bois qui se trouvait en face d’elle. La porte semblait n’avoir pas servi depuis des siècles et pourtant elle avait été ouverte il n’y a pas longtemps car lorsque la dragonne la poussa et rentra dans la pièce, il y avait déjà une silhouette a l’intérieur.
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Sade Niestch
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Ven 14 Déc 2007 - 12:20

[HJ : Là où on ne m'attend pas ! Que penses-tu de faire de cette pièce une vieille salle de bal ?]

Sade était assit sur le sol, sa besace et de nombreux effets personnels étalés devant lui. Il était ravi d'avoir trouvé un endroit calme, spacieux et propre où il pouvait faire ses comptes et peut-être passer la nuit. Il n'y avait personne dans ce palais, à croire que même sur Légendel, sanctuaire de paix, on attendait de manière imminente les forces qui déjà avaient déchiré le Nuamu et le Lotis.

Il remonta son masque blanc à plumes vertes et se concentra sur ce qu'il n'avait pas rangé encore. Son écharpe rouge, un jeu de cartes de son pays, une plume de faisan vénéré – son porte-bonheur – deux crayons noirs, une bourse contenant des billes, un pendentif représentant une rosace - qu'il avait gagné deux ans plus tôt dans un concours de lancer de couteaux - et bien sûr, de nombreuses pièces éparpillées ça et là.


* Sade, quelqu'un vient. * murmura la juythn depuis les ombres.
" Oui j'ai entendu" répondit le Cheshire sans lever la tête.

Il regroupa quelques pièces identiques, faisant le calcul. La monnaie ici n'était pas la même que sur son île natale et il avait toujours détesté ces petites besognes. Tenir ses comptes était barbant, mais nécessaire ; et plus particulièrement depuis qu'il y avait peu de chances qu'une représentation rapporte suffisamment pour lui permettre de dépenser sans compter.

Il poussa un soupir à fendre l'âme. Ce serait tellement plus drôle de mettre le feu à une des grandes demeures de la ville et de les voir paniquer pour rien. Mais bon, cela ne durerait qu'un temps et présentement, il voulait du calme.

Il s'étira, fatigué de rester dans cette position. Il aimait bien cette pièce néanmoins. Spacieuse, fastueusement décorée, il n'y avait pas prêté une grande attention en y mettant les pieds mais il y avait un reste de mélodie dans l'air, une petite valse apaisante… ou peut-être était-ce son imagination. Mélodie à peine troublée par les bruits de pas qui résonnaient depuis un certain temps maintenant dans tout le palais.

D'un instant à l'autre…
La porte s'ouvrit. Il tourna la tête vers la nouvelle venue. Il la voyait nettement, bien qu'il n'y eût pas grand-chose à voir. Une silhouette humaine toute vêtue de noir avec un châle devant le visage. Ce qui saisissait le regard étaient ses chatoyants cheveux rouges. De beaux cheveux, pensa-t-il.


*Ce n'est pas une humaine. Elle a l'odeur… d'une bête… un dragon.*

Sade enregistra l'information. L'odorat de Tweedle était infaillible. La juythn avait des capacités très utiles comme cette connaissance de la race juste par l'odeur, l'instinct.
Délaissant son bazar il se releva souplement et attendit, lançant un simple
"bonjour" qui résonna dans la salle vide. Qui donc pouvait bien venir ici ? Il avait hâte de le savoir.
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Feulh Tryg
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Dim 16 Déc 2007 - 23:31

Lorsqu’elle entra dans la pièce, le regard de Feulh se posa aussitôt sur l’homme debout au beau milieu de la pièce. Feulh avança d’un pas et la porte se referma dans un grincement derrière elle. Elle observa quelques instant cet homme qu’elle ne connaissait pas. Il n’y avait pas autour de lui cette aura qui émanait des anges et autres êtres du Nuamu, et il n’avait pas non plus ce regard sombre caractéristique des vampires, succubes et autres. De plus, la jeune reine ne sentait pas en lui l’animal fantastique du Lotis qu’il aurait pu être. Non elle ne savait pas qui était cet être. Et pourtant il se dégageait de lui quelque chose d’animal. Peut être se fut cela qui fit que Feulh ne se méfia pas vraiment de lui, bien sur, elle gardait toujours avec les inconnue une certaine méfiance, qui aurait du être accrue en ces temps mais la jeune reine se savait a Legendél et elle n’osait penser que cet homme tenterait quoi que ce soit envers sa personne. D’ailleurs faudrait-il qu’il sache qu’il se trouvait en face de la reine du Lotis, car vu comment elle était habillée, rien ne pouvait le laisser prévoir.

L’homme la salua d’un simple « bonjour ». Elle répondit de même et lui fit un signe de tête. Elle se mit alors à marcher le long de la pièce. Celle-ci était vaste et joliment décorée. Des décorations qui semblaient donner à cette salle un air de fête mais vu qu’elle n’avaient pas servi depuis bien longtemps, elle pouvaient donner a la salle un état assez lugubre. Enfin, Feulh s’approcha d’une colonne et posa sa main dessus. Elle sentait une troisième présence dans la pièce, celle du juythn, et pourtant elle ne voyait, ni ne sentait l’odeur de cette créature. Cette présence mettait mal a l’aise la jeune femme qui chassa cette idée de sa tête.
Elle revint alors vers Sade, jetant quelques regards dans la vaste salle de bal ou la mélodie semblait flotter dans les airs. Un mélodie qui semblait vous inviter a danser et a se laisser bercer par les douces notes qui la contenaient.

Feulh eut un sourire et laissa justement cette mélodie la bercer un instant. Elle s’adressa ensuite a Sade qui se trouvait toujours à la même place. Feulh jeta un coup d’œil a son masque relevée sur sa tête. Elle s’interrogea évidement sur pourquoi cet homme voulait se cacher derrière un masque et se promit de lui demander un peu plus tard.


« Tu es ? »

Le ton de sa voie n’était aucunement autoritaire, juste une simple question lancée sur un ton amicale. C’était une curiosité de Feulh de savoir qui était cet homme.


[Pourquoi pas pour la salle de bal!! Je n'ai justement pas dit ce que c'était car je ne savais pas quoi en faire..

Désolée c'est pas terible mais je suis malade et pas trop en état de RP]
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Ven 21 Déc 2007 - 2:30

[HJ : Je te pardonne va ! Surtout quand je n'ai que ça à te proposer. Désolé, petite baisse de régime...]

Avec un sourire il suivit le parcours de cette femme tandis qu'elle explorait la salle. Elle n'avait pas l'air de connaître la pièce. Elle ne devait pas être d'ici. Une roturière venue visiter le palais ? Non. Une décoratrice ? Une restauratrice ? Oui pourquoi pas ? Elle ne portait pas des vêtements de luxe mais bon, même si elle venait restaurer la salle d'un palais elle ne devait pas être très bien payée.

Il nota – alors qu'elle revenait vers lui – qu'elle semblait également percevoir la mélodie flottant dans l'air. Finalement, son imagination ne lui jouait pas de mauvais tours. Et tant mieux ! Cela pouvait bien sûr très amusant mais également très handicapant.

Son sourire s'accentua lorsqu'elle lui adressa finalement la parole. Il s'était attendu à devoir élaborer tout un superbe scénario pour expliquer sa présence ici, à devoir le jouer à la perfection devant une figure d'autorité plutôt irritée et sceptique. Ouf, il avait un instant de répit pour organiser ses répliques si jamais elle décidait d'aborder la raison de sa présence ici.


" Sade Dissirèn, et toi ? " Se présenta-t-il.

Il lui offrit son ton le plus charmant, son ton de négociateur, tout en sortant sa toile de fils qu'il commença à emmêler autour de ses longs doigts. Le bruit des grelots se mariait plutôt bien avec la mélodie fantomatique de la salle et cela l'aidait à penser.

Le totem resta dissimulé dans l'ombre du Cheshire Cat, bien consciente cependant que sa présence n'était pas passée inaperçue comme cela était si souvent le cas. Les "bêtes" avaient toujours su déceler la présence d'un esprit même si parfois ce n'était qu'un instinct titillant. Elle n'était pas encore prête à se faire voir. Elle aimait examiner avant de se révéler.
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Ven 4 Jan 2008 - 12:49


C’était la présence de l’esprit qui gênait la jeune femme. Elle la sentait au plus profond d’elle, comme si elle se sentait espionné, observé. Et ce n’était pas une impression très agréable. Elle repassa son regard sur la salle, cherchant une nouvelle fois à trouver l’esprit. Mais il n’y avait dans la salle que le vieux lustre qui pendait au plafond, quelques rideaux dont la couleur rouge d’antan était passé. Par les fenêtres, quelques peu sal, on pouvait apercevoir l’un des coins du jardin. Les meubles en bois, poussé contre les murs et qui avaient du servir de buffet lors des grandes cérémonies étaient recouvert de poussière. Tout ce décor aurait pu donner un air sinistre, d’endroit oublié, comme si une malédiction de misère serait tombée sur la salle et pourtant, Feulh s’y trouvait bien. Elle éprouvait plutôt le calme et le réconfort si ce n’était cette présence.

L’inconnu se présenta, un nom qui n’avait rien de familier aux oreilles de la jeune reine. Le sourire et le ton du jeune homme pouvaient mettre à l’aise certaines personnes, mais chez Feulh, il inspirait tout de même la méfiance. Elle n’avait jamais vraiment considéré les négociateurs, les marchands, tous des voleurs.


« Feulh Tryg »

La jeune reine s’approcha du vieux piano. Elle passa son doigt sur l’une des touches du clavier. L’instrument n’avait sûrement pas servi depuis des lustres. Et malgré la mélodie qui semblait s’élever dans la salle, le piano était pourtant silencieux.
Feulh aurait aimé se savoir qui était cet homme assis là, avec tout ce bric à brac étendu à ses pieds. Ce certain Sade Dissirèn. Il n’était sûrement pas un guerrier, ne portant aucune arme réellement visible, mais après tout, elle aussi était sortie sans arme, elle n’avait qu’un petit poignard caché dans sa manche. Pour le reste, elle faisait confiance a ses capacités de dragonne. Feulh se retourna vers Sade. La question qu’il redoutait ou attendait était arrivé dans l’esprit puis dans la bouche de la jeune femme.


« Peut-on savoir la raison de votre présence ici ? »
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Dim 6 Jan 2008 - 1:55

Le nom de cette femme trouva un vague écho dans ses souvenirs mais rien de bien précis. Sans doute quelque chose accroché dans les murmures du vent qu'il aurait effleuré lors d'un de ses voyages mais une chose était certaine, il ne l'avait jamais croisée auparavant.

Il la regarda s'approcher du piano. Elle ne semblait pas sur la défensive, certes un poil plus taciturne que ce qu'il aurait préféré mais il pouvait faire avec.

Allait-elle jouer ? La question lui traversa l'esprit durant une petite seconde. Il avait toujours aimé le son du piano. Les mélodies jouées avec cet instrument étaient de loin ses préférées – quoiqu'à ex-æquo avec celles interprétées au violon en y repensant bien…

Mais non. Peut-être ne savait-elle pas. Peut-être, comme il l'avait supposé, venait-elle juste pour dresser un état des lieux avant de les restaurer. Il allait justement lui poser la question afin d'en avoir le cœur net quand elle se retourna vers lui. Il arqua un sourcil et resta muet, la laissant formuler ce qu'elle pouvait avoir à dire.

Le sourire de Sade ne fléchit pas. Elle venait finalement cette délicate question, qu'il aurait préféré laisser de côté, et avec elle le vouvoiement. Il devrait redresser son verbe et ses manières donc. Ne serait-ce que pour un temps.

Il arrêta de jouer avec la toile et la rangea dans la poche de sa veste, pliant son sourire dans une mimique plus timide et embrassée. Quelque chose de courtois sans être joyeux.


" Pour tout vous avouer madame, je crains de n'avoir pas de justification acceptable concernant ma présence en ce lieu. J'en suis bien honteux, veuillez me croire. "

*N'en fais pas trop Sade ! Les gens d'ici sont en guerre ! Il ne s'agit pas des nobliaux pompeux de l'île Belle-Egile. *

Le grognement de Tweedle le fit presque ricaner. Peut-être oui, en faisait-il un peu trop mais bon… Il avait été habitué à fréquenter la noblesse et les bas quartiers, la bourgeoisie qui jouait les grandes dames et les hommes de foi. Tous exigeaient de grands mots et certains extrêmes dans les rouages desquels il se laissait parfois encore aller. Si elle fréquentait la noblesse en temps que restauratrice du palais, sa réponse brève ne la rangeait pas avec tous les dandys trop imbus d'eux-mêmes et avides de paroles extraordinaires, il tenterait de faire attention. Merci Tweedle.

" Je me trouvais en quête d'un endroit paisible et à l'abri des rumeurs qui gangrènent la bonne humeur quand mes pas m'ont mené ici. Je suis comédien voyez-vous"il désigna son masque du doigt" et la solitude permet de quitter nos dramatis personae afin d'être nous-même. Hélas, je suis un métèque et voyageant dans l'ombre, je ne me rends pas toujours bien compte de l'endroit où je mets les pieds. J'espère que ma présence ne vous fait pas affront. Seriez-vous la maîtresse des lieux ?"

* Bravo Sade ! Tu voulais la faire mourir d'ennui ? Et crois-tu que lui dire que tu es comédien va la pousser à te faire confiance ?*

* Pourquoi pas ? si le comédien avoue ouvertement qu'il l'est. Un homme honnête voilà tout.*

*Quelle éloquence ! *
moqua la juythn.

Il ne pouvait pas s'en empêcher et c'était tellement drôle de retomber dans ce masque de bellâtre qu'il n'avait porté depuis si longtemps. Il verrait en fonction de sa réponse s'il devait éclater de rire et poser la carte du soulagement quant à se défaire d'une étiquette pesante ; ou bien continuer sur sa lancée ou encore la tuer si la situation devenait trop ennuyeuse voire fâcheuse.

Lentement Tweedle sortit de l'ombre, y rester plus longtemps pourrait être provocateur et si Sade avait décidé de s'amuser sans chasser, elle n'allait pas l'y forcer... pas cette fois du moins.
La juythn se coucha docilement aux pieds du Cheshire Cat, levant son regard rouge et argent sur la dragonne.


" Voici Tweedle, mon totem. " la présenta Sade. "Veuillez la pardonner elle n'est pas très polie."

Tweedle grogna avant de fermer les yeux, restant alerte malgré tout. Son compagnon quant à lui devenait impatient de voir comment cela allait tourner, de voir quel jeu allait se mettre en place, jusqu'où il pourrait aller, jusqu'où il aurait envie d'aller, tout ce qu'il pourrait tirer de cette rencontre.


Dernière édition par le Lun 18 Fév 2008 - 22:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Lun 7 Jan 2008 - 20:52

Toujours adossé au piano, ses fins doigts effleuraient légèrement le bois de l’instrument. Elle fixait l’homme avec un regard neutre qui n’avait rien d’agressif. Si elle l’avait vouvoyé, c’était tout simplement pour ne pas paraître brusque, trop familière avec l’inconnu dont elle ne savait presque rien. Beaucoup de gens lui avaient reproché sa trop grande familiarité lors de son enfance et voilà où elle en était. La présence de Sade n’avait aucune explication valable, mais pour la reine cela ne changeait pas grand-chose. Après tout, cette pièce était inutilisée depuis des siècles alors il n’y avait pas vraiment besoin de justification. Mais ce qui gêna Feulh, ce fut qu’il s’excusa presque. La jeune femme eut une sorte de grimace. Le ton du jeune homme était a son coup bien trop soutenu dans les beaux mots.

Il affirma ensuite être un comédien. A ces mots, le regard de Feulh devint plus pétillant. Un comédien, voilà qui était intéressant. Bien que ces gens pouvaient très bien cacher leur rôle, ils étaient bien à l’origine des troubadours. Et un peu de rire et de joie dans ces temps de guerre et de méfiance ne ferait pas de mal à personne. Un fin sourire se fit sur son visage.


« La maîtresse des lieux ? Non, loin de là. Ces lieux n’appartiennent à personne, nous sommes en ville libre ici et à vrai dire, il serait fort dommage que ce palais deviennent la propriété de certaines personnes »

Evidement, en disant cela, Feulh pensait à Shiva. A cette déesse qui lui avait prit le Lotis, les terres sur lesquels la jeune femme était censé régné. Et si la déesse en venait à s’intéresser a Legendel, les habitants du Lotis et du Nuamu n’aurait certainement plus aucun endroit où se réfugier dans l’attente d’une quelconque rébellion.

« Mais si tu es un comédien, pourquoi ne pas me faire un petit numéro, je serais bien contente de voir ça ! »

Le sourire de Feulh était toujours posé sur ses lèvres. Sade savait parler, il pouvait très bien être un excellent comédien et lui offrir un de ses numéros dont il avait le secret. Les comédiens ne parcourent-ils pas la terre entière afin de raconter leurs voyages, et faire part de leur savoir bien plus vaste que certain ne pouvait le penser.

La présence que Feulh sentait depuis un moment se décida alors à sortir de l’ombre. Le regard de la jeune femme se plissa devant la juythn. Ce totem, tel qu’il le disait lui était inconnu. Curieuse de naissance, Feulh fit quelque pas en direction de Sade et reposa son regard sur lui.


« Qui es-tu pour posséder un tel totem ? »

Bien que le savoir de la jeune reine était grand, elle n’avait jamais rencontré de Chessire Cat, ni de leur fameux totem et la juythn lui était en tout point inconnue. Dans sa question, il n’y avait aucune méfiance maladive envers l’inconnue. Juste de la curiosité. Feulh n’éprouvait pas de la peur ou un besoin de se montrer agressive et hargneuse envers le totem et l’homme. L’inconnu et l’étrange était même plutôt passionnant si l’on sait s’y intéresser.
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Dim 13 Jan 2008 - 14:15

Sade avait incliné la tête en écoutant la réponse de Feulh ; un palais qui n'appartenait à personne lui mit en tête que ce pays était décidément bien étrange. Cela cependant voulait également dire qu'il pouvait y élire domicile et ce n'était pas pour lui déplaire. Il avait commencé à penser à la manière dont il allait utiliser cette pièce, à ses prochains achats…

Ce qui l'avait tiré de ses pensées et avait recentré son attention sur la femme face à lui, avait été sa demande. Demande à laquelle il n'avait répondu que par un sourire.

Tout le monde aimait les troubadours, les saltimbanques, et à défaut d'apprécier l'individu, on aimait se divertir. Que pourrait-il lui jouer après ce caractère de bellâtre ?

Et là Tweedle s'était montrée, et avec son apparition, une question à laquelle ne s'était pas attendu.


* Curieuse petite dragonne… *
Sade sourit.

Tant mieux ! S'il pouvait sustenter sa curiosité sans doute pourrait-il gagner sa sympathie et peut-être même sa confiance.


" Là d'où je viens, nombreux sont les gens à posséder un totem. Il n'y a là rien d'exceptionnel. Un esprit vit dans l'ombre de chacun de nous, les miens ont simplement instaurer une relation symbiotique avec cet être. Ne vous alarmez pas de sa présence, Tweedle est une bête bien muselée."

*Quel mensonge éhonté Sade !*

" Quant au petit numéro que vous souhaitiez madame, j'ai certainement plus l'habitude de jouer au sein d'une troupe, je ne saurais comment vous satisfaire sans être ridicule. Toutefois, je suis possesseur d'un don facilitant ma réputation dans ce métier, aimeriez-vous entendre une matrone des bas quartiers ?"

Sans attendre de réponse il ôta le masque qu'il avait sur la tête et s'accroupit pour le ranger dans sa besace d'où il en tira ensuite toute une myriade. Il en choisit trois. Un blanc à grosses joues, dénué d'artifice si ce n'était pour des boursouflures violacées sous les yeux. Le second avait des bajoues et un nez purpurin ainsi d'une grosse moustache en crins de cheval tombant devant la bouche. Le dernier était un autre visage de femme, au maquillage très soutenu, à la bouche très petite dont les commissures étaient rehaussées de deux perles.

Il sourit en passant le premier et se racla la gorge, se préparant à imiter la voix d'une grosse poissonnière : criarde et enrouée.

"Va donc me chercher du sel galopin ! Que je sale le poisson qu'à rapporté ton bon à rien de père !"
Il ôta le masque et de sa voix naturelle proposa un autre rôle : " Un bon tavernier un peu bavard, peut-être ?" Il passa le second, lissant la moustache du pouce et de l'index.

"Va que là bon sang ! il te vient une p'tite donzelle pas farouche !" Commença-t-il d'une voix grasse et tonitruante, accompagnée par d'amples gestes. " Ben j'vous le dis jeunôt que le capitaine Goran n'a pas bavé plus que ça quand il s'accrochait encore au sein d'sa mère ! C'est sa femme qui va v'nir le chercher par les oreilles ben oui ! "

Il releva son masque, un air mi-amusé mi-chagriné plissant ses traits.
"La femme du capitaine fit son entrée deux heures plus tard et je vous assure madame que tout le régiment se souvient encore de la façon dont ce bon capitaine Goran fut gourmandé par sa dame. Une petite brunette pas plus haute que votre épaule. Cette histoire avait beaucoup amusé monsieur le baron de Ramia, mon mécène de l'époque. Que diriez-vous maintenant de vous introduire dans les petites affaires de madame de Monreonceau ? Cette charmante lady avait en revanche un léger problème de prononciation"

Mettant en place sa dernière face, il éclata d'un rire claire. Un rire de femme. Lorsque cela passa, il parla d'une voix de crécerelle, pourtant loin de la caricature.

" Non ma chère ! Non ! Allons ! Je zuiz une petite fille pas très zage mais… oh non ! "

Sade posa une main sur sa bouche dans un geste de pudeur purement féminine. Son langage corporel traduisant une gêne évidemment feinte. Quelques chose que l'on pouvait décrire ainsi : "Je suis fière de cette bêtise mais l'étiquette ne me permet pas de le montrer".

" Vous zêtes zune vilaine amie de vouloir ainzi me faire dire zes chozes. Si vous voulez vraiment zavoir…"

Pointant un index accusateur en direction de Feulh, il secoua la tête et gloussa.

Il se souvenait parfaitement de cette attitude de petite fille que Lady Pernette de Monreonceau affichait en accord avec un maquillage surfait pour dissimuler ses premières rides.


" Toute la nuit ! Un embrazade chaude j'en avais la tête comme une girouette ! Je crois bien que monzieur de Fernon n'aurait pas fait plus zhonneur à mes jupons."

Il secoua la tête, découvrit son visage et toussota pour camoufler un léger embarras. Il reprit un sourire plus léger et en accord avec son caractère de bellâtre.

"Je pense "commença-t-il avec sa propre voix, bien plus profonde et agréable à l'oreille. "Qu'il est plus prudent de nous arrêter là dans les confidences de cette charmante dame. Ce qui suit n'est pas très chaste et il me serait pénible que cette petite mascarade vous offense."


Dernière édition par le Jeu 17 Jan 2008 - 1:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Jeu 17 Jan 2008 - 0:09

Sa confiance, Feulh ne la donnait pas à tous le monde, ni très rapidement. Si elle aimait croire en les autres, son statut de reine lui avait appris qu’il fallait mieux se méfier des autres que de leur faire confiance. Car la trahison règne dans chaque individu de ce monde et certain porte même la trahison écrit en gros sur leur front. Trahir, rompre une confiance, ces mots ne faisaient pas partie du vocabulaire de la dragonne, pour elle le respect était une chose sacrée, quelque chose qu’il fallait gagner et qui ce méritait.

« Un esprit vit dans l’ombre de chacun de nous ». Curieuse phrase, Feul ne se souvenait pas que la vielle femme qui lui avait tout apprit lui ait parlé de l’esprit qui vivait en elle. Peut être que cette connaissance n’appartenait qu’au peuple dont Sade venait. Il faudrait qu’elle lui demande des choses la dessus un jour. Quand au fait que la bête était bien muselée, Feulh en doutait quelque peu. Elle ne connaissait aucune créature de ce monde-ci qui ne montre pas les crocs un jour ou l’autre sans crier gare.

Ridicule, il avait dit. Avec le spectacle qui suivit, Feulh ne trouva absolument pas l’homme ridicule. Sa voie semblait s’adapter à toutes les situations. Qu’il imite la poissonnière, le tavernier ou un autre, celle-ci prenait des tons qui rendaient les dires encore plus probables, et un sourire se fit sur les lèvres de Feulh. Il avait le sens du spectacle et de l’amusement c’était sûr, mais aussi celui des déguisements. En regardant les masques, la dragonne avait remarqué avec quelles précisions ils avaient été peints et leur art était d’une belle beauté.
Lorsqu’il parla de son mécène ou de la lady, Feulh se trouva déçu ne pas connaître ces gens la. Sa connaissance en politique semblait s’arrêter au Numau, à l’Alges et au Lotis bien évidemment mais tous autres terres et îles qui se trouvaient plus loin que ces territoires lui étaient inconnu. Son devoir de reine l’obligeant à rester au Lotis, l’avait privé de sa liberté et de la possibilité de voyager et de découvrir ces gens dont Sade lui contait l’histoire à travers ses masques. Une liberté qu’elle regrettait beaucoup de n’être pas suffisante. L’histoire de la dame quelque peu chaste lui arrachat un nouveau sourire amusée.

°D’où peut-il sortir tout ça ?°

« Je ne pense que tu ait été ridicule, tu as même un don ! »

Feulh avait abandonnée, le vouvoiement. Elle n’aimait pas d’ailleurs cette façon de s’adresser au autres, elle ne l’employait que quand elle n’avait pas le choie c'est-à-dire très rarement. Samea et Combh étaient peut être les seuls qu’elle vouvoyait. Et encore, il lui arrivait de leur parler comme elle aurait parlé à un serviteur, à ses conseillers ou à une amie. Alors pour Sade, il était quelqu’un comme les autres, elle ne le connaissait peut être pas beaucoup, mais qu’elle importance, autant traiter tout le monde de la même manière.

Feulh quitta le piano où elle s’était appuyée et marcha jusqu'à une grande fenêtre. Celle-ci donnaient sur le parc du château, elle était bordée d’immense rideaux rouges qui partant du plafond tombaient telles des ombres jusqu’au sol. La couleur rouge était légèrement passé depuis le temps mais l’on voyait encore sa richesse d’autrefois par les fils d’or brodées en bas. Feulh posa sa main droite sur le carreau et promena son regard derrière le jardin du château, au dessus de l’enceinte de celui-ci. Derrière, il y avait la ville et encore après la mer, l’océan. L’océan qui séparait les différentes îles entre elle, un océan qui rendait les voyages difficiles pour la plupart des habitants de Legendel. Elle n’avait aucun souci pour voyages, elle était une dragonne, elle avait des ailes et savait voler. De plus, son compagnon, un Léviathan pouvait la transporter par-dessus les tempêtes et les ouragans. Alors pourquoi était-elle condamné à restée cloîtré à Legendel ou au Lotis. Une question sûrement sans réponse ou alors celle qu’elle était reine. Feulh poussa un soupir silencieux et essaya d’imaginer les terres qui se trouvaient au delà du Lotis l’endroit d’où venait Sade.


« D’où tu viens, comment c’est ? Vous avez tous ce talent que tu as où c’est ta spécificité ?"

Quelle curiosité elle avait, c’était peu dire. Mais ce n’était pas tellement la curiosité de poser des questions sur l’homme qui se trouvait sur la pièce, non ce qu’elle voulait c’était découvrir un endroit qu’elle n’aurait pas la chance de découvrir tant qu’elle serait attachée à ses devoirs de reine.

Quoi que, peut être que ce Sade n’était pas si libre qu’elle le pensait. Il avait dit avoir un mécène. Peut être en ce moment ne pouvait-il quitter Legendel car il devait divertir un homme, quelque riche bourgeois de la ville. Alors elle lui demanda si en ce moment, un homme quelconque le payait pour qu’il produise.


« A quoi doit tu tes œuvres et tes spectacles ? »
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Jeu 17 Jan 2008 - 19:31

Sade s'inclina devant le compliment de la dragonne. Voilà qui lui plaisait, que l'on apprécie son talent. Il sourit et déposa les masques sur sa besace, se disant que peut-être il allait devoir ranger tout ça. Il lui faudrait acheter un coffre. Un coffre qu'il mettrait…

Instinctivement son esprit se centra sur le déplacement de Feulh. Il suivit des yeux le moindre de ses pas avant de jeter un dernier regard au piano abandonné.


*Plus tard *

Il resta là un moment, dans le silence – si ce n'était cette mélopée de fond - l'observant dans la lumière qui semblait rendre plus frappant encore le contraste entre ses cheveux et ses vêtements.

Sa "cousine" lui avait dit que les fenêtres n'ouvraient pas sur le monde mais sur notre propre âme. Deux personnes différentes ne voient exactement la même chose au-delà d'une vitre que si elles sont âmes sœurs. "Que vois-tu Sade ?" Lui avait-elle alors demandé. Il n'avait vu que des gens, deux enfants jouant avec des cerceaux, une vieille femme qui allait bientôt mourir mais riait comme une fillette, une autre en train de tisser un tapis, un homme qui ne reviendrait pas de la chasse. Il avait sourit et s'était contenté de lui répondre "nous". Elle l'avait embrassé. Si aisé...trop naïve.

Et cette femme, que voyait-elle maintenant ? Le jardin dehors ? Il voulait savoir. Il sortit sa toile de fils de sa poche et commença à l'emmêler autour de ses doigts, montant et démontant des figures étranges au son des grelots.

La salle vide. Le presque silence.


*Ne fais rien d'imprudent Sade, je pars en chasse.*
Sur cette pensée, la juythn disparue dans les ombres, laissant son protégé se débrouiller avec cette femme.

Il ne répondit pas, comme il ne répondit pas non plus à la question de Feulh. De toute façon, il n'était pas sûr de la réponse, aucun autre Cheshire Cat n'avait jamais manifesté aucun autre talent que celui de la traque. Cela le conduisit à imaginer l'expression que porterait son visage s'il se montrait sous l'aspect pur du Cheshire. Sans doute avait-elle l'habitude de voir des gens changer de forme. Pas de surprise de sa part. Pas d'amusement pour lui. Pas tout de suite alors.
Ne pas non plus lui dire qu'il venait d'une île où la majorité des habitants avaient été massacrés. En revanche, cela devrait engendrer une réaction amusante. Plus tard. Quand il serait assuré qu'elle n'en savait rien et qu'il pourrait brodé à loisir.

Il se contenta de faire un pas dans l'ombre de sa besace et se reparaître dans celle des rideaux bordant la fenêtre. Il voulait voir.

Il se plaça à côté de Feulh, et son regard dériva au-dehors.

"Rêves perdus ?" Questionna-t-il dans un murmure, à l'instant même où elle posait une nouvelle question.

" Je ne joue pas en ce moment, je me promène. " Répondit-il avec un sourire. "Mon dernier mécène n'a pas véritablement apprécié ma dernière tirade. "

Elle avait d'ailleurs précédé une bonne chasse. Pas très longue mais pas déplaisante. La détermination du Cheshire à quitter le pays, opposée au refus et aux menaces de cet imbécile de bourgeois, en avait été à l'origine. Ce n'était pas maintenant, entre quatre planches de sapin, qu'il pourrait jurer de le retrouver ! Il en rit presque, mais se contenta d'un rictus.

"Peux-tu voir sourire le corbeau ? Du haut de sa branche il te nargue et s'envole quand tu meurs et que l'on cloue sur ta tête cette ultime porte de sapin noir" murmura-t-il, se souvenant des derniers vers qu'il avait récité. "Pourquoi êtes-vous ici ? Sans doute pas pour y trouver un comédien ou un vieux piano. Savez-vous danser ?"


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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Mer 23 Jan 2008 - 18:34

[center]Elle regardait encore par la fenêtre, une main posée sur la vitre froide. Si c’était son âme qu’elle voyait à travers cette glace, et bien son âme était faite de paysages grandioses, d’horizons sans fin et de liberté. Oui, le regard qu’elle portait par la fenêtre n’était pas le même que celui de Sade, mais pour elle, si les visions étaient différentes, dans la vision de chacun, il y avait toujours des ressemblances et des points communs qu’on ne pouvait nier.

D’un coup, Feulh se tendit, l’esprit ou le totem était parti. La jeune femme n’avait pas confiance en ce totem qui était une partie de l’âme de Sade. Elle ne savait donc pas en ce moment où elle était, ni ce qu’elle faisait. Hors en ces périodes de troubles, rien de plus inquiétant d’ignorer la position d’un inconnue. Feulh ferma les yeux, essayant d’oublier l’être de l’ombre. Celui-ci n’avait aucune raison de lui en vouloir, d’ailleurs Sade ignorait qui elle était. Elle rouvrit les yeux sur cette fenêtre de son esprit. Elle sentit alors Sade juste à côté d’elle, sûrement venu voir aussi le dehors.

Deux mots, il ne prononça que deux mots, mais deux mots de trop pour la jeune femme. Il mettait le doigt juste là où il ne fallait pas. Un rêve perdu, oui, on pouvait considérer cela comme ça. Elle pouvait avoir tout ce qu’elle voulait, un ordre et des valets accourraient de partout, parcouraient tout le continent à la recherche de ce qu’elle voulait. Mais il y avait une chose qu’elle ne pouvait avoir, un rêve perdu donc. Feulh ferma les yeux à nouveau. Elle ne devait pas laisser la colère l’envahir, ce n’était pas le moment de se transformer, de détruire une partie du palais, de tuer les domestiques. Car la jeune reine était dirons nous, très colérique. Un rien et la voila qui explose et fait des ravages autour d’elle. Dans ces moments là, mieux vaut courir très vite et s’enfuir. Elle souffla, mais ce souffle se transforma en un grondement sourd de dragon qui s’éleva de sa gorge. Un grondement que l’on pouvait considérer comme un avertissement. Qu’il n’essaye plus de toucher là ou ça faisait mal. Ces temps-ci, avec la menace de Shiva, Feulh n’avait pas vraiment envie d’attirer du monde et les regards en s’énervent contre un inconnu, mais une nouvelle fois et elle ne pourrait se retenir.

Sade enchaîna, ne laissant pas le temps à Feulh de ruminer ces paroles. D’ailleurs c’était mieux ainsi. Peut être l’oublierait-elle très vite. Il récita alors quelques vers. Quelques vers qui n’était pas les plus joyeux. Si sa précédente présentation pouvait prêter à rire, ces quelques vers incitaient plus à la réflexion. Feulh ne les retint pas, elle n’avait pas vraiment envie de philosopher là dessus. Ce n’était pas une femme de lettre et d’écriture. Elle laissait l’art au autre, se contentant d’admirer sans en chercher le fond, le sens profond.

Il lui demanda alors pourquoi était-elle ici ? Une bonne question, Feulh l’ignorait elle-même. Marcher la ou ses pas la conduisaient étaient l’une de ses spécialités. Elle avait un but, certes, mais sa présence au palais, dans cette vielle salle de bal ne la rapprocherait certainement pas ce but. Elle haussa les épaules, elle était là, parce qu’elle y était, tout simplement. Quel autre réponse pouvait-elle trouver.

Si elle savait danser ? Cette question prêta un sourire a Feulh. Elle se revit, plus jeune que maintenant, lorsqu’elle avait été éloignée du château du Lotis et envoyée à cette vielle femme qui lui avait fait son éducation. Selon elle, danser faisait partie de l’éducation d’une princesse, car dans les temps Feulh n’était pas destinée à devenir reine. Elle avait un frère, un frère qui aurait du prendre le titre s’il n’était pas mort prématurément avec l’une de ses sœurs. Enfin, perdu en plein cœur de la montagne, lorsque l’un des habitants du plus proche village venait rendre visite à la veille. Celle-ci collait un instrument dont la dragonne n’avait jamais retenu le nom et se mettait en tête d’apprendre à danser à Feulh. D’abord réticente, la jeune femme s’était dite que plus vite elle saurait, plus vite la vielle la laisserait tranquille avec ça. Et elle avait appris, mais malheureusement pour elle, la vielle l’avait alors emmenée plusieurs fois au fête du village, lorsque que l’on fêtait anniversaire ou festivités du Lotis et Feulh avait alors été contrainte de danser, au son des instruments à cordes, à vent, à percussions.


« Cela a fait partie de mon éducation. »
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Jeu 31 Jan 2008 - 21:58

Sade soupira. Taciturne. Voilà ce qu'elle était. Mais il finirait bien par lui tirer plus qu'une seule phrase.

Il avait visiblement heurté un sujet délicat un instant plus tôt et le terrible grognement qui était monté de la gorge de la dragonne l'avait rendu alerte, près à faire un pas dans l'ombre pour aller se saisir de ses couteaux.

Au moins, se sourit-il, il avait suscité une réaction.

Changer de sujet donc, et la danse n'avait pas l'air d'être ce qui pourrait l'entraîner dans une conversation passionnée même si, de toutes les expressions passées sur le visage de cette femme - qu'il saisissait du coin de l'œil – ce sujet avait déclenché la plus favorable.

Quel genre de vie avaient-ils tous ces gens d'Arghot pour ne pas se nourrir de plaisirs simples et rester si défiants ? Bien sur la guerre. Bien sûr des créatures étranges et agressives ravageaient certains royaumes. Bien sûr des morts, des blessés et tout ce qui allait avec, mais rien ne sortant véritablement de l'ordinaire. Des gens mouraient tous les jours, de la guerre ou d'autre chose. Il ne comprenait pas pourquoi cela semblait avoir tant d'importance pour eux. S'attacher à l'éphémère était ridicule et Sade s'estimait heureux de ne pas être troublé par la sensation de perte quand la mort venait enserrer de ses doigts glacés, l'âme d'une personne qu'il connaissait. Il lui arrivait de faire taire des gens, d'être la main aux doigts de givre, d'arrêter la machine, alors ce serait ridicule de se morfondre sur la mort de quelqu'un. C'était du temps perdu voilà tout. Du temps que l'on pourrait utiliser pour jouer aux cartes, boire du thé…

Oui, peut-être un jeu. Un jeu la dériderait. Un nouveau pas dans l'ombre et il revint près de sa besace. Il s'assit, plaça la plume de faisan derrière son oreille gauche puis commença à remuer ses affaires.


" Un jeu vous tenterait-il madame ?" Demanda-t-il en jetant un coup d'œil par-dessus son épaule.

Il sortit deux jeux de cartes, quatre dés – qu'il eut du mal à retrouver – un gros ouvrage de cuir, rangea tout le reste en vrac – sauf les masques – et ôta sa veste.
Il s'étira et sourit.


"Cartes ? Dés ? Théâtre ? Musique ? "

Son sourire s'élargit quand une pensée lui vint. Il se remit à fouiller dans sa besace et sortit une bouteille ainsi que deux verres de porcelaine enveloppés dans une longue pièce de velours pourpre.

"Vin ?"

Se relevant il se tourna vers la dragonne, verres et bouteille en main, un grand sourire sur le visage et les yeux brillants. Sade aimait jouer.


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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Ven 8 Fév 2008 - 23:14

Ce fut comme un souffle de vent, aussi rapide en tout cas, Sade avait à nouveau disparut. Il réapparut à l’autre bout de la salle, près de ses affaires. Feulh avait vivement tourné la tête pour suivre son mouvement. Ses yeux et donc son esprit avaient quitté cette fenêtre qui s’ouvrait sur ces rêves lointains. Maintenant, elle ne voyait plus que l’intérieur de cette salle, ces vieux rideaux et sa poussière qui s’était accumulé au fil des ans, en l’occurrence rein de très joyeux.

Aussitôt, l’homme se mit à sortir toute chose de sa besace, des cartes, des dés et il finit même par lui proposer une bouteille, une bouteille qui contenait quelque chose qu’il appelait vin. Feulh qui n’avait pratiquement jamais vécu au château du Lotis n’avait jamais pu goûter à cette boisson que lui proposait Sade. La veille qui l’avait élevé lui avait toujours défendu de boire à cette liqueur rouge foncé. Elle affirmait que ce poison la détruirait et pourtant, Feulh avait vu des gens et des gens, le visage heureux après avoir goûté à ce vin. De plus éloigné à chaque fois des fêtes et des cérémonies qui avaient eu lieu avant son intronisation, Feulh n’avait jamais approché la boisson. Et toute ce qui aurait pu avoir attrait avec le plaisir de boire avait mystérieusement disparu le jour où Feulh avait pris le titre d’Orah du Lotis. Encore un coup de la vielle, une certitude dans l’esprit de Feulh.

La jeune femme retrouva instantanément le sourire sur ses fines lèvres. Elle traversa la salle de bal, mais contrairement à Sade, elle prit le temps que n’importe quel humain mettait à marcher. Le sourire et la joie de Sade illuminaient son visage. La jeune femme se demandait bien comment il faisait pour garder toujours ce sourire, cette bonne humeur face à toutes les situations. Mais en y réfléchissant, n’avait-il pas raison ? Ne fallait-il pas mieux de profiter de cette vie et de s’amuser. Croquer la vie à pleine dent c’était sûrement ce qu’elle devrait faire un peu plus souvent

Feulh arriva à ses côtés, elle s’accroupit et attrapa les dés ainsi qu’un des verres qu’avait sortis Sade. Elle fit sauter dans ces mains les dés. Jeux interdit. Combien d’homme n’avait pas gâché leur vie à s’amuser dans l’une des auberges du pays, avec l’un de ces outils qu’avaient sortis Sade. Encore les leçons de la vielle. A croire que le comédien s’amusait à braver tous les interdits qui avaient été mit sur la vie de Feulh. Et bien, aujourd’hui, la jeune reine franchirait avec Sade le pas de l’interdit.


« Si tu m’apprends comment on joue avec ceci.
Et tu sais jouer quel musique?»


Appuyant le geste à la parole, Feulh présenta les dés qui reposaient sur la paume de sa main. Puis elle reposa une question qu’elle avait déjà posée d’une autre manière. Elle voulait savoir quel était cet endroit dont veniat l’homme. Un endroit où personne n’était rongé par le désespoir et la peur. Vous n’aviez qu’a sortir dehors, dans Legendiel et vous verrez des visages fermées, des gens qui se cloîtrent chez eux, alors que lui, il semblait tout simplement heureux et content d’être ici.

« D’où viens tu ? »
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Sam 16 Fév 2008 - 16:11

Un frisson lui parcouru l'échine. Excitation. Il remplit le verre que la dragonne avait prit, puis le sien, posé sur le sol. Il lui laissa les dés tandis qu'il cherchait un jeu. Quelque chose de simple car sa phrase traduisait qu'elle n'avait certainement jamais participé à quelque chose du genre. Il garda sa surprise pour lui, trop heureux de la voir s'engager si vite dans ces propositions. Il ne répondit pas à sa question, se tournant vers sa besace pour y chercher un cinquième dé ainsi qu'un petit pot de verre hermétiquement fermé, contenant un sombre liquide : de l'encre. Il ouvrit l'ouvrage de cuir à la dernière page devant lui. Il s'y trouvait de nombreuses feuilles volantes, griffonnées de symboles, d'alphabets hétéroclites, de textes rayés en tous sens. Certaines, plus propres, présentaient des grilles vierges, ou presque.

Tout en farfouillant et triant, il répondit finalement.


"Je sais jouer de toutes sortes de flûtes, de l'harmonica. Je connais certaines mélodies mais doute qu'elles vous soient familières. Je doute que vous ayez déjà entendu La Marche du Corbeau, Le Sourire du Renard ou encore l'Ode aux Inepties, bien que cette dernière soit relativement célèbre grâce à la pièce théâtrale qu'elle rythme. "

Avec la fin de sa phrase il arrêta de remuer ses papiers. Un sourire toujours sur les lèvres, le Cheshire Cat plaça le cinquième dé dans la paume ouverte de Feulh et lui offrit une des deux feuilles sur lesquelles était dessinée une grande grille...


"Voici le jeu proposé madame, le Yahtzee. Il est simple mais assez divertissant, surtout lorsqu'il se gave de quelques paris. " Il ôta la plume de derrière son oreille et pointa la première des trois parties de la grille.

(Règles)
Spoiler:
 

"Faisons une manche rapide durant laquelle vous pourrez me poser toutes les questions voulues – sur le jeu. Nous jouerons dans l'ordre afin de savourer un peu de hasard dans les premières manches et une fois que vous serez familiarisée avec la grille nous la remplirons comme bon nous semblera."

Il s'étira, prit son verre et le leva devant Feulh.

"A votre première partie de dés".

Il prit une gorgée, reposa le verre à côté de lui et ouvrit l'encrier – qu'il avait placé entre eux deux durant les explications – pour y tremper la pointe de sa plume.

Il lui sourit et ajouta malicieusement :
" Maintenant, mesurons votre désir de savoir d'où je viens, faites 63 points. " Puis plus évasivement: " Il faudra également penser à prendre un encas…"

Oui, il commençait à avoir faim. Peut-être irait-il chercher des fruits avant de commencer une partie sérieuse.


[HJ : J'ai séparé les règles pour ne pas alourdir le message si tu les connais déjà. Et oui, un jour peut-être, y répondrai-je à ta question... Autrement, veux-tu que l'on demande à Samëa d'activer le lancer de dés ?]
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Mer 20 Fév 2008 - 18:31

Sade se mit à s’affairer devant elle, fouillant une nouvelle fois dans sa besace, et en sortant des feuilles et de l’encre. A croire qu’il transportait avec lui tout ce qu’un homme pouvait posséder. Mais une question se posait : comment faisait-il pour tout mettre et tout faire tenir dans se sac qui n’était pas de taille énorme et gigantesque. Comme si la magie ou autre sorcellerie avait à faire avec cet homme. Feulh le scruta un moment, cherchant à déceler une expression, un indice dans son visage, mais celui-ci affichait toujours son grand et beau sourire. Un sourire et une joie qui faisait instantanément oublier tous les doutes, les inquiétudes qui pouvaient vous trotter dans la tête à n’importe quel moment.

Un cinquième dés vint s’ajouter à ceux que tenait déjà la dragonne dans sa main. A cela vint s’ajouter toutes les explications de Sade sur le jeu. Sur le moment, la dragonne ne comprit pas tout, il fait dire que les explications en masse ne lui étaient jamais données. Pas qu’elle soit imbécile, non loin de la, mais ses conseillers s’arrangeait souvent entre eux, et ils n’avaient pas le besoin de recouvrir la jeune reine d’explications inutiles.

Lorsqu’elle s’assit sur le sol, en face de Sade, son doux sourire était revenu sur son visage. Ainsi pour savoir d’où il venait, il lui faudrait réaliser un certain score. Une moue septique apparut alors, la dragonne n’était pas si convaincue que le comédien qui se tenait en face d’elle, lui avouerait enfin ce qui semblait être pour lui, un secret. Un secret ou une infirmation qu’il préférait bien garder pour lui.

Sade annonça alors son désir de prendre un encas, voulait-il manger ? Mais où trouverait-il de la nourriture. Dans sa besace ? Où irait-il chasser entre deux parties de dés. Car dans ce château pourtant si vaste, ou en tout cas dans cette salle, il n’y avait pas de cuisine dans les environs. Le palais était inhabité la plupart du temps et seul des vieux livres ainsi que des vieux meubles y séjournaient toute l’année. Ce qui n’était pas très riche si l’on voulait satisfaire son estomac.

Feulh laissa cette question en suspens et laissa rouler les dés sur le carrelage de la salle de danse. Ceux-ci tombèrent sur le sol puis se stabilisèrent au bout de quelques roulements. Par quelle magie des carrés roulaient, Feulh l’ignorait mais le tout était que ses dés s’avéraient assez étrange à ses yeux.
Sur les dés on pouvait lire
: 6, 4, 6, 3, 6.

« Et c’est dans ta besace que tu vas nous sortir un encas ? »

La question était bien sur curieuse mais en même temps, on pouvait y sentir comme de l’amusement et une pointe de moquerie dans le fait que Sade sortait tout et n’importe quoi de ce sac qu’il transportait avec lui.


[Pour les dés, j'ai lancer un dé chez moi vu que la fonction n'est pas activé =)]
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MessageSujet: Re: Une vielle porte [Libre]   Ven 7 Mar 2008 - 21:20

Le Cheshire Cat éclata de rire. En observant les expressions de la dragonne, se satisfaisant de voir un sourire apparaître sur son visage, la regardant lancer les dés, il ne s'était vraiment pas attendu à une telle question. La remarque de Feulh était teintée d'une moquerie fine qu'il trouvait délectable. Voilà qui lui plaisait, ce sourire et cette spiritualité.

Il finit tout de même par se calmer, sentant un léger tiraillement au niveau des zygomatiques. Un large sourire s'attarda sur ses traits, devenant petit à petit un rictus malicieux. Il avait en effet un nombre incroyable de choses dans ce sac qu'il n'arrivait plus à fermer mais rien de périssable – ou alors pour une très courte période.

Il lui offrit un clin d'œil pour toute réponse et posa son regard sur les dés. Une moue moqueuse passa sur ses traits. Avec un sourcil arqué et son sourire toujours sur les lèvres, il reporta son attention sur la jeune femme.


"Ma foi ! dame, on ne peut pas dire que votre premier jet soit avantageux. Ne me dites pas que ma réponse ne vous intéresse pas. Vous n'avez d'autre choix que de tout relancer et prier pour que la chance daigne poser sa main bienheureuse sur votre épaule. Je m'en vais chercher une légère collation pour accompagner ce vin et vous garder alerte."

Sur ce il agita la main, se leva et disparu dans l'ombre la plus proche pour réapparaître quelques instant plus tard, un torchon chargé de victuailles. Il reprit sa place, accordant un grand sourire malicieux à la dragonne et défit le nœud du torchon pour révéler une belle miche de pain, un morceau de fromage et quelques fruits frais. Il se pencha vers sa besace, tâtonnant jusqu'à rencontrer ses ceintures. Il en tira un couteau et commença à découper de généreuses tranches de pain et fromage.

"Je suis navré; ceci est un tantinet frugal, mais la dame dont la bonté nous accorde cet encas n'avait malheureusement pas beaucoup de mets transportables."

Il se gardait bien de lui avouer qu'il avait dû forcer la bonté de cette charmante aubergiste. Ce n'était pas un détail dont il était nécessaire de s'embarrasser maintenant.
Il posa son couteau une fois sa tâche terminée puis se saisit d'une tranche de pain.


"Alors, ce tirage madame. Aurez-vous plus de chance au prochain jet ?"

[HJ :Brave petite. Bonne initiative, tu auras le droit à un peu de vin supplémentaire va !]
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